Fu Cong, le représentant permanent de la Chine auprès des Nations Unies, a envoyé le 21 une lettre au secrétaire général des Nations Unies, Guterres, pour clarifier la position du gouvernement chinois sur les paroles et les actes erronés du Premier ministre japonais Sanae Takaichi concernant la Chine.
Fu Cong a déclaré dans la lettre que le Premier ministre japonais Takaichi Sanae avait ouvertement fait des remarques provocatrices concernant Taiwan lors de sa défense au Congrès. C'est la première fois depuis la défaite du Japon en 1945 qu'un dirigeant japonais prône lors d'une occasion officielle l'idée selon laquelle « quoi qu'il arrive à Taiwan, quelque chose ne va pas pour le Japon » et l'associe à l'exercice du droit à l'autodéfense collective. C'est la première fois qu'un dirigeant japonais exprime son ambition d'intervenir par la force sur la question de Taiwan. C'est également la première fois qu'un dirigeant japonais menace d'utiliser la force contre la Chine, défiant ouvertement les intérêts fondamentaux de la Chine. Les remarques pertinentes sont extrêmement fausses, extrêmement dangereuses, et leur nature et leur impact sont extrêmement mauvais. Après les représentations solennelles répétées et les vives protestations de la Chine, le Japon refuse toujours de se repentir et de retirer ses fausses remarques. La Chine est fortement mécontente et fermement opposée à cette solution.
Fu Cong a déclaré dans la lettre que les remarques pertinentes de Takaichi Sanae violaient gravement le droit international et les normes fondamentales des relations internationales, portaient gravement atteinte à l'ordre international d'après-guerre et constituaient une provocation flagrante envers plus de 1,4 milliard de Chinois et de peuples de pays asiatiques qui ont subi l'agression japonaise. Taiwan est le territoire sacré de la Chine. La manière de résoudre la question de Taiwan relève de l'affaire du peuple chinois et ne tolère aucune ingérence extérieure. Si le Japon ose intervenir par la force dans la situation du détroit de Taiwan, cela constituera un acte d’agression. La Chine exercera résolument le droit de légitime défense conféré par la Charte des Nations Unies et le droit international et défendra résolument sa souveraineté nationale et son intégrité territoriale. En tant que pays vaincu lors de la Seconde Guerre mondiale, le Japon doit réfléchir profondément à ses responsabilités historiques, respecter ses engagements politiques sur la question de Taiwan, cesser immédiatement de provoquer et de franchir la ligne, et retirer ses propos erronés.
La lettre sera distribuée à tous les États membres en tant que document officiel de l'Assemblée générale des Nations Unies.

